Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

Publicité

AU PDG DE A2

J'accuse Jacques Chancel de m'avoir privé, à partir de 22 h. 49, ce 3 février 1988, de la fin de mon émission de télévision préférée, le Grand Echiquier.

 

J'accuse Jérôme Savary d'avoir fait chuter A 2 à l'audimat.

 

 

 

Je ne suis pas plus couard qu'un autre, et ma conception du pluralisme me permet de regarder beaucoup de choses sans trembler. Je dirai même que j'y prends intérêt. Je ne suis pas de ceux qui changent de chaîne lorsqu'apparaissent Chirac, Mitterrand, Barre, Lecanuet, Juquin ou Fabius, bien que leurs murmures appartiennent à la même conspiration du silence. Je ne me dérobe pas davantage lorsque paraît Le Pen : il vaut mieux approcher un fauve de face et sous le vent.

 

Le Grand Echiquier représentait pour moi, tant bien que mal, une valeur-refuge de la culture, face aux Bouvard, Jacques Martin, Guy Lux, et autres Danièle Gilbert.

 

Heureusement, je venais de voir et d'entendre une merveilleuse violoniste bulgare de onze ans. Malheureusement, l'invité de ce soir avait prémédité une improvisation déshonorante, un parallèle douteux entre l'Allemagne de Hitler et la République Démocratique Allemande.

 

 

 

Je ne veux plus prendre de risques inutiles en me fourvoyant à cette heure tardive dans des coupe-gorge mal famés.

 

Je n'ai jamais beaucoup aimé ceux qui crachent dans leur assiette de soupe.

 

 

 

Mais si quelqu'un crache dans la soupière, je préfère monter me coucher sans souper.

(cet article fut publié dans "Révolution")

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article