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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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CITIZEN MAX

Le 26 octobre 92, Max était occupé à bâtir l'Europe.

 

S'agissait-il de couvrir les murs d'affiches, ou de les "bomber" ? Les tracts, dans les boîtes, ou sous les portes ? Sous enveloppes, ou non ? Aurait-on les moyens de "tenir" les murs face à l'adversaire ? La tâche était vaste et complexe. Max se rendait compte qu'il fallait prêcher d'exemple, mais aussi trouver le levier et le point d'appui par lesquels il soulèverait le monde.

 

Il se rendait compte que la capacité d'action de chaque cellule déciderait de tout.

 

Mais comment joindre toutes ces consciences qui, de la base de la société, devaient s'élever jusqu'aux superstructures les plus hardies tout en respectant de sévères normes antisismiques ?

 

Max avait conscience qu'il s'agissait là avant tout d'un problème de communication.

 

Il fallait investir et conquérir les media, organiser le colportage...

 

Max avait conscience qu'il fallait, sans perdre une minute, mener parallèllement la lutte contre l'illétrisme, sans faire de concession sur le contenu et la qualité du message.

 

Max avait clairement conscience de la nécessité de s'adresser collectivement à des millions d'êtres exploités, malheureux, parfois frustes, mais de s'adresser aussi individuellement à chacun, pour qu'il devienne un rouage de l'intellectuel collectif.

 

Il fallait redresser ces fronts courbés par des siècles d'exploitation. Alors, dans chaque quartier, dans chaque entreprise, on verrait apparaître le tract, l'affiche, la réunion autour du colporteur de nouvelles.

 

Mais Max pouvait-il partir coller des affiches portant la quintessence de la pensée de Voltaire et de Rousseau ?... Il prit sa décision : il rédigea un texte essentiellement théorique, ni tract, ni affiche, ni slogan à bomber sur les murs.

 

Il se rendit devant la Convention, et ce jour-là, en grand intellectuel, arma le bras et la tête d'un grand nombre de nos concitoyens.

 

 

 

Ce jour-là, grâce à Maximilien Robespierre, fervent adversaire de la peine de mort,

 

 

 

la Nation décida de séparer de son corps la tête de Louis Capet.

 

 (paru dans Révolution n°661)

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