Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
Personnellement, je pense que personne n'est entièrement dépourvu de personnalité. Mais l'égalitarisme, dans ce domaine comme dans d'autres, serait la négation de l'égalité. La personnalité, c'est comme une plante, elle se développe, fleurit et porte ses fruits par le travail, et par le travail social. Au cours de ces échanges et de ces contacts, on aurait tendance à oublier le milieu, le terrain sur lequel la personnalité se développe, se déforme, tombe malade, guérit... Ce terrain n'est pas neutre, et il n'est pas stable. Une pluie acide peut défolier, mais un amendement judicieux peut rétablir la santé. Un homme tire le merle pour sauver son cerisier, mais les insectes que le merle ne mangera pas mangeront les cerises; il faut choisir. Cependant, l'âne de Buridan mourut de faim et de soif entre un picotin et un seau d'eau !
On parle d'équilibres écologiques. L'équilibre est une illusion : tout est déséquilibre, contradiction, et la dialectique qui canalise les statistiques débordantes peut troubler le cerveau de l'informaticien le plus pragmatique : l'Etre suprême apparaît soudain en filigrane sur l'écran de son ordinateur; le synthétiseur annonce avec une voix de l'au-delà : "J'assure l'équilibre de toute cette folie cosmique autodestructrice !"
Le terrain est neutre, stable... Les pluies acides peuvent tomber : l'homme enveloppe son cerisier dans une housse plastique et descend dans son abri anti-atomique. Il allume sa télé : la Nème chaîne présente une émission sur le traitement des maladies de la personnalité. Mais quelle est la norme ? Personnellement, je pense que personne n'est à l'abri des troubles de la personnalité. Heureusement, puisqu'une personnalité "stabilisée" peut être considérée comme déjà morte. Personnellement, je pense que, surtout en période d'éruptions violentes de la médiamanie, chacun doit consacrer plus de temps à cultiver sa propre personnalité, et moins à cultiver celle d'un autre.