Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
le tricentenaire, c'était pas triste !
Le Président de la République avait organisé une réunion des sept pays les plus pauvres.
Versailles était un véritable camp retranché. Dissimulés parmi les chevaux de Marly, des missiles sol-air étaient prêts à partir à la rencontre de l'ennemi. Les pays riches du Tiers-Monde avaient annoncé leur intention de parachuter des vivres sur les principaux centres français, Belfort, le Larzac, Mourmelon, Saint-Cyr, Amboise, Chinon, Blois et Saumur...
Dans la semaine du 5 au 12 juillet 2089, les services du ministère de la guerre intérieure avaient repéré sur les côtes bretonnes des embarcations rapides dont les équipages jetaient des caisses sur les rochers. Presque toutes les caisses disparaissaient mystérieusement, mais l'une d'elles, qui avait pu être récupérée, contenait une quantité importante de faux assignats. Vérégoboy, ministre des finances, avait officiellement protesté auprès du FMI :
"Ceux qui pensent que la France des Droits de l'Homme ne paiera pas ses dettes insultent la mémoire de Robespierre ! Qu'ils sachent qu'à défaut de leur couper la tête, nous pourrions leur couper autre chose - si toutefois ils en ont !"
Le 14 juillet, le Petit Trianon fut le théâtre de la "boum" la plus sélect du XXI° siècle.
Toute l'émigration était là, réunie à l'occasion d'un bal masqué dans lequel les initiés pouvaient mettre des noms sur les déguisements du Duc de Brunswick, de Madame Marie-Antoinette et de Monsieur Capet, de Jean-Hérold-Paquis, de Madame Poisson, de Monsieur Thiers, du Cardinal Lefèvre, de Monsieur Ferdonnet de Radio Stuttgart, de Monsieur Klaus Barbie, de Madame Pierre Laval, de Monsieur Piter Botha et de Madame, de Monsieur Duvalier et de Madame, de Madame Pinochet et du Général, du Maréchal Pétain et de sa gouvernante, etc.
Que les personnalités que nous n'avons pu citer ici veuillent bien nous excuser.
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Défenseur et illustrateur, de par sa fonction, des Lettres et des Arts, le Ministre décide de maintenir dans le patrimoine le gobelet d'argent (un "tube" de Chardin)
- En voilà une idée, qu'elle est bonne ! - s'exclame Mitterrand; et il téléphone à Jack :
- Tu as sûrement pensé - lui dit-il - à faire revenir le portrait du toubib ?
- Quel toubib ? Celui de la Sécu ? Ah, non ! Celui-là nous revient beaucoup trop cher !
- Et le Moulin de la Galette ? - insiste Mitterrand -
- La galette - répond Jack - la galette, on l'a touchée bien régulièrement, et en devises fortes... en dollars ! Le Président est rassuré. Quant aux préparatifs pour un festin :
Bon appétit, Messieurs ! Oh ! Ministres, etc.
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l'amiral P... appareille
L'amiral P... est hors de lui. Je l'ai interviewé devant un whisky, au Café de la Guerre - ancien Bar de la Marine : "Amiral, vous ne semblez pas avoir le vent en poupe. Pourquoi cette humeur massacrante ?
- Je ne me considère plus comme Citoyen du Monde, c'était bon du temps de Gary Davis. Mais maintenant, l'Amérique prend un peu trop de liberté avec la notion de sécurité !...
Le Président me fait mettre en taule parce que j'avais trouvé un financement pour la Contra au Nica !... Et ils font de l'esprit : "Irangate" - dit-on dans mon dos quand je passe dans les couloirs du ministère... J'en ai assez ! Je change de Président !
- Mais c'est un coup d'Etat ?
- Non : je change de crémerie. Je demande la nationalité française. Chez Mitterrand, là, au moins, tu es amnistié et tu peux continuer ton boulot tranquille !
tous à l’asile !
Réjouissons-nous ! Le monde entier est en train de devenir une terre d'asile !
Avant, seule, la France était terre d'asile. Grâce au statut d'exterritorialité dont béneficient les ambassades, on peut trouver asile en France un peu partout dans le monde.
C'est ainsi que Monsieur Michel AOUN a trouvé asile à Beyrouth dans notre ambassade.
- S'il a trouvé asile, c'est donc qu'il a dû quitter un pays où il n'était plus "persona grata"; quel est ce pays qu'il a dû fuir ?
- Le Liban.
- Beyrouth n'est plus au Liban ?
- Si, mais notre ambassade à Beyrouth est en France.
- Donc, il n'est pas obligé de gaspiller son argent en voyages !
Désireux de bénéficier de ces dispositions, Monsieur DUVALLIER demanderait l'asile politique à Bagdad. - Chez HUSSEIN ? - Non ! A l'ambassade de France.
Messieurs BARBIE, TOUVIER, BOUSQUET, PAPON et BALESTRE demandent l'asile politique à Bonn.
- Afin d'être jugés par leurs pairs ? - Non ! A l'ambassade de France.
Las d'être calomnié, Monsieur LE PEN demande l'asile politique à Tel-Aviv.
- Il préfère maintenant Israël ? - Non ! Il se réfugie à l'ambassade de France.
- Mais nous parlions de Monsieur AOUN...
- Ah ! Oui... Il demande l'asile politique en Argentine.
- Pour consulter MEDECIN ?
- Non ! MEDECIN s'en va. Il demande l'asile politique en France.
- Pour rencontrer MITTERRAND ?
- Non ! MITTERRAND s'en va chercher asile à Beyrouth.
Pour rencontrer AOUN.
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veillée d'armes
Le Chef des Armées semble soucieux.
- Que dois-je faire - dit son ministre de la Guerre - pour vous dérider, Mon Dieu ?
- Tu dois faire ton métier. Tu dois faire la guerre. La France, Fille aînée de Mon Eglise, te paye pour cela. Et tu dois la faire vite, sinon...
- Je fais le plus vite que je peux, Seigneur !
- Tu dois faire plus vite encore, Jean-Pierre. Nous avons étudié la météo, au Sommet, et en Février, dans le Golfe, il commence à faire trop chaud. Les gars ne tiendront pas...
- Ils tiendront, Seigneur ! J'en fais mon affaire !
- Bon ! Mais les moteurs des chars, Jean-Pierre, les moteurs ?...
- J'ai un plan, Seigneur : on les tirera avec des chameaux.
- C'est vrai, les chameaux... Moïse me l'avait déjà dit...
- Mais s'il fait trop chaud en février, il nous faut donc gagner la guerre avant. Déclarez-la d'urgence, Mon Dieu, lâchez votre tonnerre imminent ! Songez que nous ne disposons que de dix semaines pour terrasser l'Infidèle avant d'être nous-mêmes terrassés par la canicule; moins, si l'on retranche la trève de Noël...
- Jean-Pierre, démerde-toi ! C'est ton boulot, à la fin ! Va voir Helmut de ma part, il te donnera des tuyaux sur la blitzkrieg...
Va, et que ça saute !