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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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10è anniversaire suite

Choix politique

 

 

Dans la Bierstube berlinoise, nous bavardons avec le Tonton :

 

 

- Vous comprenez maintenant pourquoi Bousquet devait disparaître ?... C'était lui ou moi ! Mais mon mandat présidentiel n'est pas terminé; alors... Un lourd silence, puis :

 

 

- C'est ce que ce pauvre Kennedy n'avait pas compris !

 

 

 

 

 

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conversation rue Mazarine

 

 

Au zinc du bistrot, trois filles discutent :

 

 

- Avec mon père, dit la première, c'est l'enfer... Un vrai dictateur... Je me demande ce qu'il a dans le cigare !

 

 

- Ne le fais pas plus noir que le mien, dit la seconde. Le tien, au moins, a le mérite d'être resté fidèle à sa jeunesse... Et toi, tu ne dis rien ?

 

 

- Oh ! moi, répond la troisième, mon père n'a jamais été ni Noir ni Fidel ! Aujourd'hui, il serre la main à son père, mais il a serré des mains beaucoup plus noires que celles du maire de Lyon...

 

 

 

 

 

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A propos de "Maréchaux, nous voilà !" Révo n° 671 publiait ceci :

 

 

Pétain

 

 

 

 

 

Je suis horrifié. Je vois sur la tombe du maréchal traître les fleurs vénéneuses posées par Jean-Marie Le Pen, mêlées aux fleurs déposées en mon nom par le président de la République.

 

 

J'ose à peine regarder la photo de ma mère, morte à Ravensbrück. Mais surtout je suis inquiet car depuis plusieurs mois, j'entends dire, dans des réunions d'organisations patriotiques, par des gens que je crois sérieux et responsables, qu' "il faudrait cesser de parler de cette histoire de francisque", que "Mitterrand s'en est expliqué", etc. Je suis convaincu que ces amis se trompent, et c'est pourquoi j'ai cru bon d'écrire :                        Maréchaux, nous voilà !

 

 

Lorsque Thomas-Robert (*) Marquis de la Piconnerie, eut son bâton de maréchal à 59 ans, François-Achille n'avait que 32 ans, guerroyait besogneusement en Algérie, puis en Espagne contre les carlistes, et il n'était même pas encore général. La gloire de son aîné, devenu Duc d'Isly l'année suivante, ne le protégea ni d'une demi-disgrâce, ni de la démission, ni du choléra qui devait l'emporter à l'âge de 65 ans. "Sic transit gloria mundi" (Ainsi passe la gloire...)

 

 

Lorsque François-Achille (**) conquit son bâton de maréchal, il n'avait que 53 ans. Il était au faîte de sa gloire et il épousait une belle mexicaine. Ce jour-là, il aurait aimé, comme il le faisait depuis 14 ans, se glisser dans le petit cimetière, mais il dut se contenter de faire discrètement déposer, sur la tombe de Thomas-Robert, une quinzième gerbe. Hélas ! Comme son cher prédécesseur, il fut disgracié. L'Empereur le repêcha comme commandant de sa garde, mais le cœur n'y était plus; il ne se sentait plus le même... Et puis, pour tout gâter, voilà qu'à 62 ans, on le condamne à mort pour trahison. Bien sûr, la mort fut commuée en 20 ans, mais il ne put le supporter, s'évada, et alla tranquillement mais tristement finir ses jours en Espagne. "Sic transit gloria..."

 

 

Lorsque Philippe (***) reçut lui aussi le bâton de maréchal, il avait 62 ans. Cet homme avait toujours su rétablir les situations difficiles : l'an passé, n'avait-il pas repris les troupes en main en fusillant un soldat sur dix pour combattre le défaitisme ? Dès lors, il fit porter discrètement, chaque année, une gerbe sur la tombe de François-Achille, qui reposait depuis trente ans au cimetière.

 

 

Certains prétendaient que la "der des der" était finie. Reprenant son bâton de maréchal comme d'autres reprennent leur bâton de pèlerin, il démontra à ces inconscients leur erreur et rétablit la situation dans le Rif marocain, en 1925, comme il l'avait fait à Verdun en 1917. L'émeute fasciste du 6 février 34 fut le tremplin qui le propulsa au ministère de la guerre. Ambassadeur chez Franco en 39, rappelé en mai 40 par Paul Reynaud qui avait besoin d'un vice-président du conseil. Vice-président ? Oh ! pas pour longtemps, car dans la nuit du 16 au 17 juin il devient Président du Conseil et, en cette qualité, demande aussitôt l'armistice, puis court installer le cantonnement du gouvernement à Vichy le 1er juillet. Le 10, il a les pleins pouvoirs; le 11, il est chef de l'Etat français ! Les juifs, les communistes, toute l'anti-France, n'ont qu'à bien se tenir !...Mais, durant ces 27 dernières années, Philippe n'oublia jamais de faire discrètement déposer une gerbe sur la tombe de François-Achille...Il faut bien rappeler aussi, pour mémoire, que Philippe fut condamné à mort pour trahison en 45. Bien sûr, la mort fut commuée en perpétuité, mais cette perpétuité ne dura que six ans : il est vrai qu'il avait été rayé de la liste des Immortels... - "Sic transit..."

 

 

François (****) naquit alors que Philippe se préparait à conquérir, deux ans plus tard, son bâton de maréchal. A trente ans, il n'était encore que titulaire de la francisque. Mais, au fond, la francisque est un bâton de maréchal qui sert de manche à une arme redoutable, avec laquelle on peut frapper dans deux directions opposées. Il rangea l'arme au placard; il s'en servirait plus tard. Il entrait enfin dans la carrière. Depuis sa mobilisation en 39, le prisonnier évadé, fondateur du mouvement national des prisonniers, avait enfourché en 46 l'UDSR, s'était retrouvé député, sénateur, ministre, combien de fois, de 47 à 53, date à laquelle il avait démissionné sur la question coloniale...

 

 

Pour se retrouver à nouveau ministre chez Mendés et Mollet. En 58, il fut contre de Gaulle, qui n'était que général, mais trop grand. Cependant, fervent montagnard, il escaladait chaque année la roche de Solutré, accompagné de ses fidèles sherpas. Enfin, le 10 mai 1981, il fut élu Chef des Armées. C'était encore mieux que maréchal. Dès lors, il ne manqua pas de faire déposer, discrètement, chaque année, une gerbe sur la tombe de Philippe.

 

 

 

 

 

(Notes : * Bugeaud; **:Bazaine; ***:Pétain; ****:non-décédé à l’époque où cela fut écrit.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi attendre le 21 Mai ?

 

 

 

 

 

Les paquets étaient faits; on les avait vus à la télé, sortis du local de la rue du Faubourg Saint-Honoré...

 

 

 

 

 

Alors, pourquoi tarde-t-on à libérer définitivement le franciscain de Château-Chinon ?

 

 

 

 

 

C'est que le méchant vieillard s'obstine. Non loin du Tiergarten, ne l'a-t-on pas entendu exalter lâchement le "courage" des incendiaires d'Oradour, lui qui n'eut que le courage de laisser tuer le communiste Fernand Iveton, avant d'aller arroser ça en compagnie de Bousquet ?...

 

 

 

 

 

Il a pourtant bien mérité la retraite, ayant pris sur lui courageusement de proférer ces horreurs à la place de Chirac !

 

 

 

 

 

Nul ne l'empêchera plus désormais d'honorer, à titre privé, la maréchaussée, et de déposer toutes les gerbes qu'il voudra sur les tombes de Bazaine, de Pétain et de Staline.

 

 

 

 

 

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pastorale

 

 

 

 

 

Jean gardait tranquillement ses brebis, quand une Voix à la fois téléphonique et céleste s'adressa à lui :

 

 

"Jean, Je t'annonce que tu es l'heureux Elu à la Présidence de l'Assemblée de Mes Elus !"

 

 

Jean rendit grâces au Ciel, puis alla porter la Bonne Nouvelle parmi ses amis.

 

 

Ceux-ci n'en croyaient pas leurs oreilles.

 

 

- Il m'a téléphoné, insistait l'apôtre Jean.

 

 

- Mais c'est nous qui devons t'élire - répétaient-ils...

 

 

- Hommes de peu de foi, douteriez-vous de Sa Parole, répondit Jean.

 

 

 

 

 

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fenêtre

 

 

 

 

 

On va enterrer quelqu’un dans le cimetière de Jarnac.

 

 

Un Monsieur loue sa fenêtre, bien placée, en vue du terrain où vont opérer les croque-morts.

 

 

Vingt cinq mille francs. Au cours du jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

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culte

 

 

Cette semaine, nos media ont battu tous leurs records. Au temps de l’URSS du père Joseph, jamais ils n’auraient osé en faire autant ! Mais maintenant, pourquoi se gêner ?

 

 

 

 

 

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la rose au fusil

 

 

 

 

 

Fier dans son armure en inox neuve, Chevènement monte le noir palefroi qui remporta naguère le prix de l'Arc de Triomphe. Sur sa cotte de mailles, il arbore l'écusson aux armes du Burgmeister du Gross-Paris.

 

 

Sous le dais chamarré dressé sur le parvis de Notre-Dame, Chirac déclare les joutes ouvertes :

 

 

"Après l'affront subi par notre pays à Koweït-City, déclare-t-il devant les caméras des télévisions, nous devions réagir ! Je relève le gant, et j'ajoute dès aujourd'hui à mon titre de Bourgmestre de Paris celui d'Emir du Koweït, ce Koweït dont nous referons, sur la route des Indes, un comptoir prospère pour le Grand Marché Européen, et une base inexpugnable pour l'OTAN !"

 

 

Masque à gaz en bandoulière, Mgr Decourtray, dans une homélie poignante, exalte la croisade contre Saddam l’infidèle, pour les valeurs de l'Europe occidentale et chrétienne. Invoquant le Dieu des Armées, qui siège sur le Mont du Faubourg Saint-Honoré, il s'écrie :

 

 

 

 

 

"Seigneur, que Ta Droite soit terrible ! Et, surtout, que Ta Gauche reste dans ta poche ! Comme le disait le regretté Mayol de Luppé, mieux vaut mourir que vivre dans le déshonneur ! Armons-nous, et partez ! Quant-à-moi, je reste pour exhorter nos jeunes au combat : je sais qu'ici, au moins, je ne prêcherai pas dans le désert !..."

 

 

 

 

 

Puis Chirac lit un message du Chancelier Kohl :

 

 

"Je suis fier de notre Europe ! A la Kollaboration entre la petite France et la Grande Allemagne vient de s'ajouter la Kollaboration entre le sabre et le goupillon.   GOTT  MIT  UNS!"

 

 


chambres

 

 

 

 

 

 

 

 

Messieurs, la Cour !....    .... Le Président lit la sentence :

 

 

 

 

 

A la question : les accusés sont-ils coupables d'avoir porté atteinte à la confiance des Français dans leur monnaie nationale, le Franc, le Jury a répondu : OUI;

 

 

 

 

 

A la question : les accusés sont-ils coupables d'avoir constitué une association sous l'appellation "Gouvernement Français" aux fins d'organiser solidairement la disparition dudit Franc et son remplacement par l'Ecu, sans prendre soin de recueillir l'opinion des intéressés comme la Constitution de l'Etat français les y oblige, le Jury a répondu : OUI;

 

 

 

 

 

A la question : les accusés sont-ils coupables d'avoir volontairement apposé l'étiquette "socialiste" sur leurs mesures antisociales, contrevenant ainsi à la législation française qui réprime la publicité mensongère, le Jury a répondu : OUI;

 

 

 

 

 

A la question : les accusés sont-ils coupables de s'être systématiquement retranchés derrière l'article 49-3 pour faire leurs mauvais coups, la Nation tout entière a répondu : OUI.

 

 

 

 

 

En conséquence, les nommés Mitterrand François, Cresson Edith, Bérégovoy Pierre, et avec eux tous les ministres et députés ayant voté pour ces mesures

 

 

* sont condamnés à galérer jusqu'à ce que mort s'ensuive;

 

 

* sont condamnés à la confiscation des biens mal acquis;

 

 

* sont condamnés aux dépens.

 

 

 

 

 

Le Tribunal, considérant que la Justice est étrangère à tout esprit de vengeance, accorde toutefois le bénéfice du R.M.I aux condamnés,

 

 

 

 

 

qui ont deux minutes pour faire appel.

 

 

 

 

 

 

 

 

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regrets

 

 

 

 

 

Mitterrand annonça un jour qu’il ne poserait plus de gerbe pour Pétain,

 

 

 

 

 

« par respect pour les victimes juives ».

 

 

 

 

 

Jusque là, il les avait méprisées. *

 

 

A dater de ce jour, il le regretta. *

 

 

 

 

 

 

 

 

*  sincèrement

 

 


La leçon

 

 

 

 

 

 

 

 

Invité à parler aux jeunes de celui qui vient de mourir, je ne décocherai pas la flèche du Parthe : je n’ai pas d’arc pour cela.

 

 

 

 

 

Jeunes gens, roulez à droite, mais pensez toujours que c’est de là que vient prioritairement le danger principal.

 

 

 

 

 

En politique, les notions de droite et de gauche se définissent depuis deux siècles par la disposition des groupes dans les assemblées parlementaires :

 

 

 

 

 

- à droite siègent ceux qui souhaitent maintenir les institutions en l’état actuel, et leurs réformes ne sont que des ravalements de façade, qui peuvent un temps cacher le délabrement du gros oeuvre.

 

 

 

 

 

- à gauche siègent ceux qui veulent les changer, et qui, pour y parvenir, ne reculent pas éventuellement devant la nécessité d’adopter une démarche révolutionnaire.

 

 

 

 

 

Au cours d’une vie, un élu peut bien sûr changer de place, mais il ne doit pas se tromper, par exemple en apportant à gauche les idées de la droite.

 

 

 

 

 

Il est honorable d’être fidèle à ses origines, mais ce doit être dans la clarté : l’homme public doit cela à ses mandants.

 

 

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