Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
On procède beaucoup, ces temps-ci, à l’estimation de mai 68. Recherchons une juste estimation, qui se situe entre deux erreurs, la surestimation et la sous estimation.
À la veille de la grève générale, qui aurait dit qu’elle aurait lieu le lendemain ? Personne. Certes, on entendait de plus en plus souvent dire : « il va falloir que ça pète ! »
Et voilà que ça pète, mais sans que le mot d’ordre soit lancé. Une grève sans mot d’ordre de grève, ça en a troublé plus d’un, qui a perdu un temps précieux à rechercher le gauchiste irresponsable et provocateur qui se serait substitué aux instances seules habilitées à diriger le mouvement ouvrier.
Je te trouve très optimiste – me dit-on parfois. - C’est vrai, mais mon optimisme est fondé sur l’observation de la remontée rapide de l’action militante, qu’il ne faut pas sous estimer.
Des amis très raisonnables arborent un air sévère pour parler politique. Sans doute pensent-ils ainsi combattre le « spontanéisme », ce fameux spontanéisme qu’il faut se garder de surestimer, mais qu’il faut estimer à sa juste valeur, qui est grande, car elle est à l’action politique ce que la poésie est à la littérature.