Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
Un certain jour de Mars 1953... Je me dirige vers la cabane de planches que la municipalité de Chartres octroyait généreusement à la Fédération du Parti Communiste Français.
Arrive un camarade du secrétariat, à pied, une petite valise à la main, venant de la gare.
- Je te croyais à la Conférence nationale - lui dis-je.
- Mais, Camarade !...
Je n'avais sans doute pas l'air de bien comprendre la situation, car il ajouta :
- Enfin, tu sais ce qui nous arrive !...
- Bon : Staline est mort. Et alors ?
- Alors, la Conférence est ajournée, Camarade !
Simplement, je ne comprenais pas pourquoi on avait interrompu une Conférence nationale du Parti, cependant régulièrement convoquée. A ma honte, j'avoue que je n'ai toujours pas compris.
Et je sais que, dans le même temps, le camarade ne comprenait pas que je ne comprisse point. Il dut en faire son deuil.