Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
Toujours ce mot : intellectuel ! Persistant à user sans modération de ce vocable ambigu, nous nous trouvons dans l’obligation de le justifier, de le préciser, d’en reconnaître les limites. Mais la tâche est rude, car son imprécision, ses acceptions vagues, en font un outil peu performant, voire inutilisable.
Les dictionnaires donnent d’abord le terme « intellectuel » comme un adjectif, et notent ensuite son emploi dans le sens substantif, et c’est alors que les choses se gâtent : en effet, si vous désignez Monsieur X.., professeur à la faculté, et Madame Y.., maître de recherche au CNRS, comme des intellectuels, comment désignerez-vous Madame A.., coiffeuse, et Monsieur Z, facteur des Postes ?
Pouvons-nous continuer à redécouper en tranches et à diviser nos concitoyen(ne)s, alors qu’il est si urgent de les rassembler sur des projets communs ?
Le terme intellectuel est d’abord un adjectif qualifiant toute l’humanité.
Dès lors, force est de reconnaître enfin que le substantif intellectuel désigne également toute l’Humanité.