Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
Ayant reçu une belle invitation, j'ai assisté à Blois à la commémoration du 11 novembre. Après, on a bu un coup à la préfecture.
Voici le compte-rendu que je vous dois :
Le 11 novembre 18, le "cessez-le-feu" mettait provisoirement un terme à quatre années de boucherie. Ce répit permit aux capitalistes d'entamer une réflexion pour analyser le bilan, regrouper les forces, et si possible relancer l'affaire, qui s'était révélée juteuse.
Ils commencèrent par la réhabilitation de l'assassin de Jaurès. Ensuite, ils pressurèrent et humilièrent le peuple allemand vaincu, le provoquant et le poussant au désespoir qui devait les jeter 15 ans plus tard dans les bras d'Adolf Hitler.
En attendant que mûrisse cette heureuse solution ("mieux vaut Hitler que le Front Populaire") , 14 états capitalistes lancèrent un corps expéditionnaire contre les soviets qui prétendaient sortir du capitalisme. Cette guerre ne fut pas très populaire, car (souvenez-vous) il n'y avait pas si longtemps, on criait : "Plus jamais la guerre !" Et alors, la "der-des-der" n'était donc que l'avant-dernière ?
Anatole France avait bien dit : "On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels !" Les marins de la Mer Noire prirent Anatole France au sérieux, et sauvèrent l'honneur.
Cette histoire est maintenant vieille de 90 ans. Sommes-nous toujours prêts à mourir pour des industriels ?