Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
Les leçons de l’Histoire - comme on dit – ne sont pas à réciter par cœur.
L’Histoire ne se répète pas à l’identique, et il ne s’agit pas de remplacer le bûcher par la roue, la roue par la corde, la corde par la hache, la hache par la guillotine, la guillotine par la chaise électrique et la chaise par la seringue. De la massue au couteau, au revolver et à la boîte de Zyklon B, le principe reste le même.
Si, comme l’ont affirmé plusieurs chefs d’États (dont le nôtre), « nous sommes tous américains », c’est donc tous ensemble que nous devons organiser le procès de Monsieur Oussama Bin Laden, de ses acolytes et de ses complices.
Et parmi ces derniers, il ne faudra pas oublier les fournisseurs d’armes françaises qu’on retrouve dans des caches abandonnées par les talibans dans leur retraite précipitée.
Le fait que 43 pays seulement sur les 60 nécessaires aient – pour l’instant – ratifié la création de la Cour pénale internationale ne constitue pas pour les familles des victimes un argument suffisant pour éluder ce procès.
Car c’est le procès d’un terrorisme qui ressemble beaucoup à celui qui se développa dans les années trente au cœur de l’Europe. Ce terrorisme-là n’ignorait pas les clans, ni les luttes intestines pour l’accès au pouvoir et surtout au financement par les grandes banques. Les règlements de comptes entre factions intégristes rappellent ces nuits mémorables où S.A et S.S. s’entr’égorgeaient joyeusement entre un pogrome et une nuit de cristal.
À Nuremberg on n’attendit pas d’avoir 60 signatures pour ouvrir le procès.