Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
au courrier de l’unesco
J’éprouve, de plus en plus, du respect et même de l’admiration pour des hommes et des femmes qui professent des sentiments religieux.
Je les respecte et les admire, non pas d’abord parce qu’ils adhèrent à une religion, mais parce qu’ils sont, en tant qu’hommes et femmes, mes semblables, quoique différents.
Je professe moi-même l’athéisme.
C’est pourquoi Je souffre particulièrement de voir notre planète régulièrement déchirée et dévastée par des guerres de religions.
Or, on a dit que le troisième millénaire serait religieux, et que l’état théocratique serait le modèle universel et incontesté. Je pense au contraire que la séparation des églises et des états est la condition de la survie à la fois pour les Etats et pour les Religions. Je dis bien la survie dans la dignité tant pour les collectivités nationales que pour les individus qui les composent.
La relecture de votre numéro de décembre 1994 sur « la religion et le pouvoir aujourd’hui » n’a fait que me conforter dans mon opinion.
Je souhaiterais que l’UNESCO, et, par-delà cette instance, l’ONU, mettent à leur ordre du jour l’étude approfondie du concept de laïcité. Je ne doute pas que cette étude débouche sur la recommandation générale à tous les Etats membres de se définir comme des Etats laïques. C’est, à mon sens, l’intérêt bien compris des religions, de la religion, et de chacun des 6, et bientôt 10 milliards d’individus qui peuplent notre planète bleue.
Je ne voudrais pas que ma proposition soit comprise comme « franco-centriste ».
Rien n’est jamais acquis, d’ailleurs, et l’on peut constater que les périodes où le principe de la laïcité de l’Etat est attaqué en France ne sont pas les plus glorieuses pour ce pays !
L’organisation des Nations-Unies, et particulièrement l’UNESCO, ne sont-elles pas le lieu privilégié de réflexions et d’échanges sur ce grave sujet ?
Comme le chantait Mouloudji, avec son humour profond :
« Athée, oui, grâce à Dieu ! »
Comme je l’ai déjà dit, c’est également mon cas. Vous pouvez donc penser que « je prêche pour mon saint ».
Mais je sais aussi que vous ne voulez pas la mort du pécheur !
Croyez, Chers Amis, à mes sentiments respectueusement laïcs.