Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
Un jour de 84, au bahut, les copines et les copains me demandent : "La situation, qu'est-ce que tu en penses ?"
Alors, j'ai écrit ça dans notre journal de cellule "Point de Vue" :
Devant la morosité des Français en 79-80, la droite, dont - comme chacun ne le sait pas toujours -, le service de prévention socio-politique est composé d'observateurs vigilants, nombreux et compétents, avait décidé :
1 - d'envoyer la contestation en congés payés;
2 - de rénover et de réaménager les locaux;
3 - de donner en représentation publique gratuite un intermède social, afin d'accueillir dans les locaux neufs les contestataires bronzés à leur retour de vacances.
L'opération n'était pas sans risques, étant donné que les employés désignés pour ce travail, et auxquels on demandait de faire confiance, n'avaient pas que de bonnes fréquentations ni que des antécédents irréprochables !...
Malgré les injonctions réitérées du journal "Le Monde", appelant, - parfois même "en clair" - à voter socialiste, il fut impossible pourtant de se passer de l'électorat communiste. Il était temps, d'ailleurs : il fallut faire vite, car l'entreprise de marginalisation du Parti communiste portait déjà des fruits bien lourds ! Enfin, tout se passa bien : on dépassa les 50 %, et on réussit à faire avaler à Wall Street la pilule amère de quatre ministres communistes qu'on n'avait pas pu éviter.
- "Faites-moi confiance !" - disait le chef de l'Etat aux reaganiens de l'intérieur et de l'extérieur - "ça ne sera pas long !"
En effet, ça n'a pas été long. A tel point qu'un homme solide et réaliste comme Raymond Barre n'en croit pas ses oreilles :
"Je crois m'entendre, - dit-il - lorsque Laurent Fabius s'exprime."
Avouerai-je que, pour ma part, je crois aussi entendre Raymond Barre ?