Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
lettre au “ Comité Honecker de Solidarité Internationaliste ”
J’ai reçu et lu “ Solidarité de classe ” n° 16 de décembre. 96.
Sur l’article des pages 5-6 de Jean Luc Sallé, qui a retenu particulièrement mon attention, je ferai quelques remarques :
Il est affirmé page 6 que
“ l’objectif du capitalisme fut facilité par l’accession au pouvoir en URSS des éléments révisionnistes à caractère liquidateur, Gorbatchev en tête ”.
J’aurais aimé que cette affirmation péremptoire, énoncée dans la plus pure langue de bois, soit étayée par quelques preuves.
S’il faut entendre par révisionnisme liquidateur l’action de M. Gorbatchev en faveur de la dissolution du PCUS, il resterait à démontrer que le-dit PCUS avait, dans la dernière période, encore quelque chose à voir avec le communisme; s’il y a quelque chose à regretter au sujet de cette dissolution, c’est bien qu’elle soit intervenue trop tardivement, laissant à la maffia des corrompus et des tueurs le temps de se recycler.
De même, dire que “ la pression des partisans de la restauration du capitalisme s’exerçait pour obliger Gorbatchev à retirer ses forces armées ” d’Afghanistan, ne me semble pas conforme à la réalité ; Gorbatchev n’a pas eu besoin de subir des pressions pour prendre la juste décision du retrait - là encore un peu tardive.
D’ailleurs, l’assimilation de l’envoi d’un “ contingent limité ” en 79, aux Brigades internationales, est une contrevérité. C’est comme si l’on comparait les paras de Chirac à Bangui à des brigadistes...
Quant à Lénine, qui soutint effectivement après 0ctobre 17, l’indépendance de l’Afghanistan, dans les conditions de l’encerclement et de l’invasion de 14 corps expéditionnaires, - et qui aurait probablement soutenu, beaucoup plus intelligemment que son successeur, les Brigades de 36 - , on sait ce qu’il pensait, avec Marx, des missionnaires armés...
Pour en revenir à Gorbatchev, vous avez le courage de vous attaquer à un homme qui a perdu une bataille politique. Vous vous trouvez ainsi dans le camp de ceux qui l’ont abattu.
Je n’espère pas trop une publication de ma lettre. Toutefois, en ce qui concerne le service de votre bulletin, je réserve ma réponse à votre offre de l’encadré de la page 10. Faute de réponses précises à la présente lettre, je vous saurais gré de ne plus me faire parvenir “ SDC ”