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Parmi les femmes et les hommes qui résistèrent au gouvernement de Pétain et le combattirent, certains le firent naturellement dès le mois de juin 40. D’autres avaient déjà commencé plusieurs années auparavant. D’autres encore rejoignirent ce combat plus tard, en 41,42,43,44, ou même 45 et au-delà…(il serait injuste de porter un jugement sur les dates « tardives » d’engagement dans la résistance : une personne née en 1999 peut fort bien « entrer en résistance » au fascisme en 2007, à l’âge de 18 ans).
Il s’agit par conséquent d’un problème mondial, qui ignore les frontières géographiques, aussi bien que l’âge des résistant(e)s.
J’ai bien connu une dame, qui résistait déjà au fascisme dans les années trente dans son syndicat d’instituteurs et dans le mouvement Amsterdam-Pleyel. Arrêtée par la Gestapo en mai 43, elle donna à son engagement dans la Résistance la forme d’une adhésion au parti communiste français, au fort de Romainville, - stalag hundert zwei und zwanzig - dans une chambrée de 10 femmes. C’était une adhésion sérieuse, bien que clandestine, et qu’il n’y eût ni timbres, ni cotisation Si elle avait eu une carte, elle aurait pu porter un an plus tard le n° 27095, son numéro matricule à Ravensbrück, où elle mourut en février 45. Et depuis, c’est son fils qui règle ses cotisations.