Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
(vous vous souvenez de Starsky et Hutch ?)
Starsky a ceinturé un immigré dans les couloirs du métro Nation. Hutch débouche de
Ils ont repris le métro, tous les quatre, et se sont retrouvés à Orly; trois heures plus tard, au Mali. Deux flics noirs les attendent en bas de l'échelle; les quatre noirs palabrent dans leur langue. Soudain, les flics noirs ceinturent Starsky et Hutch, qui protestent, car ce n'est pas conforme au scénario habituel. Ils montent tous les quatre dans un avion. Cinq heures plus tard, - Alors, expliquez-nous : on comprend rien à toute cette histoire !
- Je m'appelle Starsky, dit Starsky. - Et moi, Hutch, dit Hutch.
Les deux autres se fâchent : "Arrêtez votre cinéma; c'est moi, Starsky" - dit le premier.
- Et moi, Hutch, dit le second; vos salades, ça suffit !"
Les autres protestent : "On est de bons américains"... Vérifications d'identités... Hum!... Ca se gâte sérieusement... Palabres au téléphone... Enfin, les "vrais" Starsky et Hutch s'en vont à la prison, font sortir les deux noirs : "Excusez, y avait erreur !" Ils leur signent une mission les autorisant à les remplacer quarante-huit heures à Dallas, dans le cadre des accords Interpol. Les quatre Starsky et Hutch prennent le jet à Dallas. Cinq heures après, ils sont à Orly, une demi-heure après, Place Beauvau.
- Ces types se prétendent nos doublures françaises ? - disent Starsky et Hutch.
Au garde-à-vous, les flics du ministère rendent les honneurs :
- Monsieur le Ministre, Monsieur le Ministre ! - Qu'est-ce que ça veut dire ? On pourrait peut-être faire les présentations ? - Starsky ! - dit Starsky. - Pandraud ! - dit Pandraud;- Hutch ! - dit Hutch. - Pasqua ! - dit Pasqua. - Ca s'arrose ! - dit le Préfet de Police. On passe à table. On boit pas mal. Et puis, il faut repartir. Quand même, on a pas mal bu. On ne sait plus trop où on en est... Starsky et Pandraud montent dans un jet, atterrissent à Dallas. "Retourne dans ta case !" "Remonte sur ton autruche !" - disent-ils aux deux flics noirs - "l'intérim est terminé !" Mais les deux noirs se fâchent et commencent par leur dire : "Vous êtes fin-saoûls; on va d'abord vous envoyer cuver tout ça en taule. Après, on discutera sérieusement."
Cependant, Hutch et Pasqua, montés dans un autre jet, avaient atterri au Mali; là, ils trouvent les deux gars du métro Nation, qui les conduisent en taule pour cuver leur whisky.
Quelques heures après les événements que nous venons de relater, Ron, François et Jacques se rendaient à un déjeuner informel avec Pieter, chez Jean B.-B. (qui sortait de taule), pour échanger leurs impressions sur les variations des cours du platine et de quelques pierres.
Starsky et Hutch étaient là, invités au titre de techniciens de protection rapprochée; ils assuraient également les transmissions. Ils posèrent un télex sur l'assiette de Jacques, qui lut l'information... Tous jugèrent la situation sérieusement embrouillée.
- Il faut faire quelque chose - dit Ron. Ce fut Pieter qui trouva la solution :
on enverrait Pandraud et Pasqua en stage à Dallas, Starsky et Hutch étant nommés ministres chez Jacques. Afin d'effacer la bavure, les faux immigrés étaient casés au zoo de Vincennes: ils s'occuperaient, l'un des grands singes, l'autre des autruches. Quant aux deux flics maliens, qui n'avaient rien compris, on leur filait de l'avancement: ils dirigeraient les groupes de protection rapprochée de Pieter et de Jean B.-B.
- Ca s'arrose ! - dit Jean B.-B. - Starsky *, va au frigo, ma femme l'a rechargé pendant que j'étais en taule. Hutch *, champagne pour tout le monde !"
C'est ainsi que, sans le faire exprès, ils dévorèrent les sept filles de l'ogre.
à l'aéroport de Dallas, deux autres flics les attendent. Ils conduisent les deux noirs à la prison, et se retrouvent au snack avec Starsky et Hutch.
* C'est par ces pseudonymes que se faisaient appeler en 86 les ministres Pandraud et Pasqua, dans les réunions du R.P.R.