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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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FEUILLETON DU NONAUOUI N°5

"Il n'y a plus d'enseignement technique. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus, il ne doit plus y avoir d'enseignement non-technique !"

 

- Au fait, Edgar est-il Immortel ? Il n'en savait rien, et le "Robert" était muet là-dessus...

 

"C'est autour de la technologie que nous devons assurer la tendance à l'unité de l'enseignement." - Quelle femme, quel homme de progrès ne souscrirait à ces déclarations ?

 

"La Technologie, problématique de l'acte par rapport à la pensée."

 

- Et voilà pourquoi il n'y a plus d'enseignement technique ! Je dirai même que cette claire définition permet le dépassement du concept de technique, et l'intégration de ce concept dans un système supérieur !

 

"Il n'y a pas une littérature pour les littéraires, et une littérature pour les techniciens : il y a une littérature française, et quelques littératures étrangères."

 

- Malgré l'ambiguïté de la seconde proposition, je tiens l'idée qui assurera la cohésion de ma dissert. Mais j'étais parti pour régler son compte à Edgar, et c'est Edgar qui me règle le mien... Je suis pris ! Ah non ! En garde, Edgar !

 

"On parle du problème des débouchés : c'est un faux problème. Nous n'orienterons pas l'Université vers la recherche des débouchés, car nous ne voulons pas la subordonner aux débouchés. Les hommes que nous formerons trouveront d'autant plus facilement des débouchés qu'ils n'auront pas été formés pour un débouché particulier."

 

- Là, ça fait mouche ! Edgar marque encore un point... En garde, merde, en garde !

 

"Ne faisons pas de malthusianisme de la culture, et reconnaissons à tout homme le droit d'accéder le plus loin qu'il peut dans la connaissance du monde auquel il appartient."

 


- Ah ! Cette fois, je crois bien avoir trouvé le défaut ! Oui, les mots servent à exprimer quelques pensées et à en travestir beaucoup d'autres. Et, dans un sens, c'est très bien ainsi; car ça va être ta fête, Edgar ! En garde !

 

 

"Voulez-vous accepter que, dans le monde de l'avenir, il y ait des gens qui comprennent alors que d'autres ne comprendront rien ? Nous aurions alors remplacé l'esclavage de la société antique par l'esclavage de la culture moderne."

 

- Mais oui, mais oui ! C'est ça-même, Edgar ! Ah ! Je te tiens enfin à ma merci. Mais je l'ai échappé belle !... Comme d'habitude, le fils commença sa dissertation par la fin :

 

 

"Edgar Faure parle d'or. C'est le lettré de Pékin plus l'ouverture sur les techniques - sans omettre celles de la finance - Las ! Ce démocrate bourgeois est un Tartuffe. Autour de sa parfaite Icarie idéologique règne le rempart de la dictature féroce du système capitaliste.

 

"Le prolétaire qui monte à l'assaut de cette université de classe reçoit, dès les premiers degrés de l'échelle, les Sciences, les Lettres, et la Technologie qu'Edgar Faure lui verse géné-reusement depuis le créneau, telles des gerbes éblouissantes de plomb fondu et d'huile bouil-lante, dans la nuit de l'ignorance déchirée par les projecteurs de la télévision.

 

"Combien restent en bas, à jamais meurtris et navrés, préférant, - les imbéciles ! - les souffrances de leurs temps barbares au festin ouvert dans les chambres hautes ?..."

 

 

- Bon ! La nuit porte conseil : le reste viendra tout seul. Evidemment, c'est pas ça qui fera monter ta moyenne en Français...

 

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