Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
Lorsqu’un problème de société complexe me préoccupe, (et c’est le cas du terrorisme), j’ai l’habitude de consulter Robert (je veux parler du dictionnaire).
Terreur : peur collective qu’on fait régner dans une population, un groupe, pour briser sa résistance ; régime, procédé politique fondé sur cette peur, sur l’emploi des mesures d’exception et de la violence.
« Le terroriste ne peut faire qu’il ne soit dupe. Il lui faut supposer… qu’il réinvente le monde et l’homme. Plus il est ouvrier, et minutieux technicien, plus il lui faut se croire métaphysicien, général, pape. » (Paulhan)
« On doit aborder de front l’argument majeur de ceux qui ont pris leur parti de la torture : celle-ci a peut-être permis de retrouver trente bombes au prix d’un certain honneur, mais elle a suscité du même coup cinquante terroristes nouveaux qui, opérant autrement et ailleurs, feront mourir plus d’innocents encore. » (Camus : Actuelles)
Le terrorisme est donc d’abord une méthode de gouvernement employée par un régime politique dictatorial. Un État qui exerce un pouvoir terroriste met en place un gouvernement qui organise toute la vie (sociale, politique, économique, culturelle) sur la base du terrorisme.
Tous les rapports étant fondés sur le terrorisme, les opposants éventuels n’échappent pas à la règle, et n’ont pas d’autre choix que de s’exprimer par
Le système totalitaire nie toute opposition et ne lui reconnaît aucune existence légale.
Les choses se compliquent au niveau du langage :
Les petits États fascistes se créent par des coups d’état militaires et boursiers, qu’ils font ensuite plébisciter.
Les grands États fascistes, eux, s’établissent généralement sur une base démocratique, qu’ils remplacent ensuite par une dictature militaire et économique.
Les États totalitaires emploient le mot « terroriste » pour désigner exclusivement leur opposition. Il est donc normal que les oppositions rétablissent la vérité en qualifiant les États totalitaires de « terroristes »
Un État qui prétend se définir objectivement, dans les faits, comme « contre-terroriste » entre dans une dangereuse contradiction :
v D’une part, l’idéologie dominante tend naturellement à chercher les terroristes « à gauche »
v D’autre part, ce gouvernement se définit alors comme « de droite » (ce qui n’est pas bon pour entrer en campagne électorale)
Il n’y a pas de « terrorisme de gauche ». Il n’y a qu’un terrorisme de droite qui engendre le contre-terrorisme dans toute la société.
C’est ce qu’avaient sagement compris Jean Moulin, de Gaulle, et les mouvements de résistance de droite, de gauche et du centre, groupés dans le conseil national de la Résistance.
C’est ce que n’avait pas compris Josip Vissarionovitch, et que ne comprend toujours pas Georges Debeliou Buche.