Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
(au mois de novembre 68,
mai-juin 68
"...Voici la revanche de Proud'hon et de Bakounine
"sur Marx et Lénine..."
(La Croix du 11 juin 1968)
Si le journal que nous citons ici vendait la peau de l'ours avant de l'avoir tué, il n'en reste pas moins vrai qu'on a aussi écrit beaucoup de choses judicieuses su Mai 68, et qu'un petit bout de papier ronéotypé de plus...
Pourtant, tout bien pesé, nous avons pensé qu'il n'était pas superflu d'y revenir, non pour tout dire, mais pour approfondir quelques aspects particuliers.
I - Pour analyser utilement Mai-Juin 68, il faut distinguer l'enchaînement des causes historiques, sociales ou économiques, de l'enchaînement chronologique, qui s'impose souvent lors d'une analyse superficielle.
Certes, le mouvement étudiant précéda la grève des ouvriers, techniciens, employés et fonctionnaires. Mais, comme l'a souligné W. Rochet en juillet, "nous savons qu'il ne suffit pas qu'un événement soit antérieur à un autre pour qu'il en soit la cause."
A partir de cette idée d'une soi-disant priorité du mouvement étudiant, revendiquant la direction de
1°) Certains affirment que le mouvement étudiant aurait été le "détonateur" du mouve-ment des 9 millions et demi de grévistes. Remarquons déjà, avec W. Rochet, que "parler de détonateur, c'est admettre qu'il y avait une accumulation de matière inflammable dans la classe ouvrière." De plus, il y a eu cette magistrale répétition générale du 13 mai, journée de solidarité décidée à l'initiative de
2°) Je rapporte encore un mot, que vous avez tous entendu comme moi (mais peut-être, cher collègue et lecteur, est-ce toi-même qui me l'as dit !) : "Le Paris du mois de mai n'a pas eu le privilège de la révolte et de la contestation étudiantes."
(la suite du feuilleton 68 très prochainement)