Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
III - Et les jeunes, nos élèves, des éducateurs peuvent-ils les ignorer ? Peuvent-ils conserver cette attitude négative et antipédagogique, qui consiste à séparer, chez des personnes de quinze à dix-huit ans, l'acquisition des connaissances et la formation morale, civique, sociale ?
"Ils ne sont pas là pour ça", diront certains. Quelle erreur ! Ils sont là aussi pour ça, et il serait injuste de leur refuser ce droit à l'apprentissage de la vie civique (qu'ils viennent de conquérir dans la lutte), au nom de l'apprentissage de la vie professionnelle. Car le droit au travail est le premier de leurs droits civiques. Or, que répondrons-nous lorsque les jeunes demanderont : « Pourquoi faites-vous de nous des chômeurs ? » ?
Il faut non seulement dire la vérité, mais la crier, dès l'entrée à l'école, et même avant, aux jeunes et à leurs parents. La lutte contre le capitalisme qui engendre le chômage ne s'organise pas spontanément !
LA JEUNESSE ACCUSE LE CAPITALISME . ET NOUS ?
N'attendons pas que le gaullisme pourrissant et soucieux de retarder sa chute, prenne en mains à sa manière l'éducation civique de la jeunesse ! Aux préoccupations des jeunes concernant l'emploi, il y a deux réponses :
- Celle d'un démagogue comme Comiti, contraint cependant de mettre en veilleuse le "mythe de Fos", mais encourageant en sous-main ce qui reste des SEP condamnées par l'opinion, et d'accord avec son compère Guichard qui décerne aux Bouches-du-Rhône la "médaille d'or du chômage".
- Celle d'un dirigeant responsable comme Séguy, se rappelant et comprenant la tenta-tion anarcho-syndicaliste que l'histoire de France propose à la jeunesse, mais lui offrant frater-nellement l'aide totale des solides organisations créées par l'expérience d'un siècle de luttes.
(très bientôt la 4èmè et dernière partie de ce feuilleton "mai 68")