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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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VIEILLES ET NOUVELLES CORRESPONDANCES

du 7 Avril 1848 :

 

"... Blanqui, Barbès et d'autres manifestants de mai 48 sont condamnés ! Quelles bêtes féroces ! Comment Dieu permet-il aux mères d'en faire comme cela ? Ah ! Voilà les vrais ennemis, et non pas les Russes et les Autrichiens !..." (Maréchal Bugeaud à M. Thiers)

 

 

 

du 16 Mai 1849 :

 

"... le socialisme a fait des progrès effrayants; dans plusieurs départements, la liste rouge passera... Il n'y a plus qu'à plier bagage, organiser la guerre civile et prier Messieurs les Cosaques de nous aider. En écrivant cette phrase, je pense que votre fierté nationale va se révolter. Mais croyez-moi, si vous voyiez un socialiste de près, vous n'hésiteriez pas à lui préférer un Cosaque !" (Le Duc de Morny à son frère Napoléon III)

 

 

 

Dès le 18 Août 1870, Monsieur. Bazaine tenait Metz avec 150.000 hommes surarmés.

Le 10 Octobre 1870, il confie à son assiégeant, le Prince Frédéric-Charles, ce message pour Bismark:

 

 

 

"... L'armée placée sous mes ordres est la seule qui puisse maîtriser l'anarchie, et donner à la Prusse, par l'effet de cette action, une garantie des gages qu'elle pourrait avoir à réclamer; elle contribuerait à l'avènement d'un pouvoir légal et régulier."

 

 

 

Le 27 Octobre, Bazaine se rendait avec armes et bagages, et le Prince Frédéric-Charles put s'occuper de Gambetta, d'autant mieux que Bismark rendit aux Versaillais 60.000 soldats de métier de Napoléon III qui furent d'un grand secours dans l'écrasement de la Commune.

 

 

 

Mais un bienfait n'est jamais perdu : on devait le vérifier bien plus tard...

 

 

 

Le 14 Janvier ,1919, à Cassel, une délégation du gouvernement tint conseil avec le Haut Commandement Allemand pour chercher à parer le péril révolutionnaire toujours croissant. Il fut décidé d'offrir aux Alliés de former un front commun contre le blochévisme.

 

 

 

"Si les Spartakistes s'emparent du pouvoir, l'Entente occupera Berlin. De telles perspec-tives n'ont rien de réjouissant, mais elles nous offrent néanmoins une certaine garantie."

 

 

 

(Hoffmann, notes et journal, p. 262)

 

 

 

Mais voilà que le Ministre plénipotentiaire Erzberger apprend l'assassinat de Karl Lieb-knecht et de Rosa Luxembourg :

 

 

 

"Je me suis rendu à 11 heures à la gare chez le Maréchal Foch. J'annonce le meurtre de Liebknecht et de Rosa Luxembourg. La nouvelle a profondément impressionné tous les présents. Je déclare aussitôt qu'il nous est absolument impossible de livrer les 58.000 machines agricoles avant le 1er Mars."

 

 

 

..../...

 


..../...

 

 

 

Foch finit par rabattre les deux tiers de ses exigences, et repousse le délai jusqu'au 1er Mai.... On avait troqué le sang de Liebknecht et de Rosa contre 40.000 machines !

 

 

 

Mais lorsqu'en Février 1919, la lutte se durcissait entre les requins de l'Entente et de l'Allemagne, Erzberger, qui réclamait le retour des prisonniers et l'aide économique, rappela à Foch qu'

 

 

 

"en 1871, sur la demande du Gouvernement Français, Bismark fit parvenir du pain à Paris affamé. Le désespoir est générateur du bolchévisme !"

 

 

 

... La menace porta.

 

 

 

Certes, en 1991, la révolution sociale ne frappe pas à la porte de la Maison Blanche...

 

 

 

Mais on constate un certain ralentissement du traitement de choc prescrit par le Docteur Bush pour Saddam et appliqué par les apothicaires Schwarzkopf et autres Joxe au peuple irakien. Serait-on dans l'expectative ? Ne faudrait-il pas maintenant aider Saddam à rétablir l'ordre (je parle bien sûr de l'ordre nouveau, ou encore du Nouvel Ordre - selon les auteurs) ?

 

 

 

Un certain James Baker, qui voyage beaucoup, et qui ne regarde pas à la dépense, se trouvait récemment à Tel-Aviv. Pourquoi avec son hélicoptère très perfectionné, n'a-t-il pas fait un petit crochet par Beyrouth ? Il aurait pu rencontrer là des gens qui tenaient une réunion de leur Conseil National de la Résistance irakienne...

 

 

 

Mais non ! Au lieu de cela, son ami Schwarzkopf fait abattre UN avion de Saddam, qui partait arroser de napalm des résistants ! (*)

 

 

 

La télévision de l'OTAN, filiale parisienne de CNN, répète à l'envi que les hélicoptères de Saddam se livrent quotidiennement à cette saine occupation malgré l'interdiction américaine.

 

 

 

Culotté, non, ce Saddam !

 

 

 

Certes, la révolution bolchévique ne frappe pas à la porte de la Maison Blanche.

 

 

 

Mais dans la nouvelle ruée vers l'or noir, le Gendarme-en-Chef a besoin d'un bon adjudant-chef pour faire régner un minimum d'ordre sur le terrain.

 

 

 

C. Q. F. D.

 

 

 

 

 

(*) Aux dernières nouvelles, un DEUXIEME appareil aurait été abattu !

 

  (Mais ne s'agirait-il pas d'une bavure ?)

 

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