Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
le blog "nonauoui" porte à la connaissance de ses honorables lectrices et lecteurs une étude qui date des années 68-90, et qui retrouve une certaine jeunesse grâce au chanoine Nicolas. Premier extrait aujourd'hui 9 janvier 2008
Contre le massacre du code du travail.
En 68, un incident survint dans un CET marseillais lors de la correction d'épreuves de législation de BEP et de CAP L'une des questions, de rattrapage, peut-être, dans l'esprit de ses rédacteurs - était : "Définition du salaire".
Or, plusieurs candidats, oubliant les conseils de prudence du prof, donnaient, non la définition du manuel, mais la conclusion du débat ouvert en classe : "Salaire : prix fixé sur le marché de l'emploi pour la force de travail vendue par le salarié et achetée par l'employeur." Un correcteur, furieux, annonçait qu'il noterait zéro . Un autre demanda la double correction légalement prévue et accorda la note maximum. Le furieux voulait en appeler à l'arbitrage des inspections principale, générale, etc. Ses collègues parvinrent à le calmer. Cet incident, qui n'était pas unique. amena plusieurs à approfondir la démarche pédagogique, en commençant par l'analyse des manuels en usage dans les L E P. Mais la formation d'un groupe de travail, malgré l'aide du SNETP-CGT et de l'IRETEP, ne fut pas couronnée de succès, bien que des échanges fructueux aient eu lieu.
Il faut dire que la déstabilisation voulue et organisée par le Ministère de l'Education nationale, depuis une dizaine d'années, de certaines méthodes, et de la notion de programme en particulier, n'encourageait pas nos efforts. Dans les mêmes moments où la loi du 13/7/73 remplaçait la notion de "louage de services" par celle de "contrat de travail", certains s'employaient déjà à tourner la loi en développant les entreprises de louage de services et d'intérim qui sont devenues le pilier de la précarité institutionnalisée.
Puis l'on vit l'un des plus grands scandales d'une époque cependant fertile en scandales : les lois "Auroux" passées à la moulinette patronale par un agent du grand capital qui, étant rédacteur des dites lois, et conseiller du ministre Auroux, se retrouva d'un coup casseur en chef de l’emploi chez Renault.
Sur le plan juridique, dès le 5/7/86, la Cour de Cassation donnait le ton, décidant qu'un juge pouvait interdire une grève s'il l'estime déraisonnable, et encourageait dans les prétoires de véritables autodafés du Code du Travail !
(la suite dès demain)