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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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...ENCORE UN COLONEL HISTORIQUE

On sait que, comme les Sabatier, Garat, Duchon, récupérés par le général Koenig et le préfet Cusin, Maurice Papon put gravir à nouveau les marches du pouvoir jusqu’au poste de Ministre, arborant la Médaille de la Résistance. Or, aussi incroyable que cela paraisse, la chose n’est pas rare.

 

Ainsi, la « Nouvelle République » des 8 et 9 février 1997 nous apprend que les promotions d’EOR 96/10 et 96/12 de l’arme blindée portent le nom de François LAUNAY.

 

Qui était François LAUNAY ? Certes, il n’avait pas l’étoffe d’un Papon. Mais cet ancien chef d’escadron, directeur du journal « Le Carillon de Vendôme », y écrivait le 20/10/1941 :

 

 

 

« Pour peu qu’ils soient encouragés, les éléments nationaux sont assez forts et assez dévoués en Loir-et-Cher pour faire triompher la Révolution Nationale, en dénonçant au besoin ceux qui constituent l’esprit d’opposition ouverte ou sournoise dont s’est plaint, à juste titre, notre Chef, le Maréchal Pétain. Pour notre part, nous avons fait notre devoir à ce sujet et sommes décidés à continuer notre action... »

 

 

 

Le 2 Août 1941, François LAUNAY, publiant les déclarations de Pucheu, ajoute :

 

 

 

« Ces déclarations constituent une profession de foi à laquelle nous souscrivons entièrement, car elle est l’expression d’une politique que nous avons toujours préconisée dans ce journal. »

 

 

 

(Pucheu désigna le 20 octobre 41 à von Stulpnagel les 27 patriotes fusillés deux jours plus tard à Châteaubriant.)

 

 

 

Le 1er février 1943, alors que von Paulus s’apprête à signer le lendemain sa capitulation devant Stalingrad, François LAUNAY se réfugie courageusement à nouveau dans son Oflag, pour s’y refaire une virginité.

 

 

 

En 1945, déposant au procès de son rédacteur en chef Jules Dengremont, François LAUNAY prit « toute la responsabilité de ses articles » ! (Après quoi Dengremont fut condamné à mort, avant d’être gracié !)

 

 

 

Interrogé sur cette « promotion LAUNAY », un général avoue qu’il ignorait les faits que nous venons de rappeler. Il comprend notre émotion, mais il ne lui paraît pas possible de rouvrir un tel procès de son propre chef.

 

 

 

« François LAUNAY est mort; laissez son âme reposer en paix » - déclarait publiquement une dame l’autre jour.

 

 

 

Je réponds simplement ceci : - Ma mère, dénoncée, puis morte à Ravensbrück, et quarante autres vendômoises et vendômois, ont aussi le droit de reposer en paix.

 

 

 

Nous avons tous le devoir d’y veiller.

 

Sans vigilance, la flamme de la mémoire vacille et s’éteint.    

         (Article paru dans le Patriote Résistant)

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