Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
(Révolution n° 537)
Dans cette période d'examens difficiles, je ne saurais trop vous engager à réviser.
Voici quelques principes que vous aurez présents à l'esprit le jour de l'examen :
1 - La censure est un crime raciste;
2 - L'auto-censure est une monumentale hypocrisie;
3 - On n'honore pas la vérité par le mensonge;
4 - On ne rend pas hommage au courage par la lâcheté;
5 - On ne lutte pas contre la torture en pratiquant l'auto-flagellation;
6 - On ne construit pas l'Histoire à coups de révisionnisme.
Le révisionnisme historique, dans sa version bien particulière de l'après-deuxième guerre mondiale, n'est pas seulement, en vérité, une révision : le révisionnisme consisterait plutôt à combler des vides, à écrire sur les "pages blanches" des textes de liaison qui contredisent les fragments déjà écrits... En ce sens, ceux qui ont laissé des pages blanches ont tendu la perche aux révisionnistes ! Mais voici qu'une contradiction énorme apparaît :
- Pas de politique ! - a-t-on dit à gauche... - Pas de politique ! - a-t-on dit à droite...
- Pas de politique ! - a-t-on dit au centre...
- Une fois !... Deux fois !... Trois fois !... Pas de politique est adjugé au centre pour UN FRANC symbolique.
Pas de politique ! Voilà le mot d'ordre lâché, qui fait, hélas ! la quasi-unanimité et qui entraîne des gens vivants dans la fosse commune du consensus. Ajoutez à cela que le mot d'ordre a été relayé, 3 générations durant, par une Ecole qui, oubliant sa période militante, devint vite l'Ecole Triomphante, et mit en batterie, devant le feu de Barbusse, les extincteurs de la neutralité. Ajoutez aussi l'amnésie et la confusion sélectives qui nous font oublier le sens de certains mots, comme passés au corrector dans le dictionnaire-même... Amnésie et confusion qui transforment des organisations indépendantes des partis politiques - ce qui est fort bien, nécessaire et statutaire, en organisations apolitiques, ce qui est très dommageable, condamnable, et anti-statutaire.
Justement, parlons des statuts : si le mouvement de l'Histoire n'existait plus, se figeait brusquement, il ne serait pas nécessaire de les relire, de les modifier, d'en voter de nouveaux (et les congrès sont faits pour cela). Si le mouvement historique et politique s'arrêtait, plus besoin de congrès, ni de statuts, ni d'organisations.
Je pense à cet organisme, dont un homme politique français *disait récemment à la télé, chez Pivot, qu'il se réunissait à la Saint-Glinglin : il pourrait désormais maintenir la même périodicité, cela ne changerait rien.
* (G. Marchais sur le B.P. soviétique)
Le révisionnisme n'est pas monolithique. Il comporte des degrés.
Il y a le révisionnisme de FAURISSON - qu'on n'a peut-être pas lu, mais dont on a entendu dire qu'il nie les chambres à gaz.
Il y a aussi le révisionnisme qui consiste, dans le même temps, à saluer respectueusement Monsieur-le-Recteur-qui-présida-le-jury-qui-reçut-honorablement-la-thèse-dudit-Faurisson.
- Alors, nous sommes tous peu ou prou révisionnistes ?
- C'est vous qui le dites !
Et il dépend de nous que nous révisions ensemble cette appréciation.