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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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UNE HISTOIRE DE TAXE...

Il y a longtemps que le blog n'a pas raconté d'histoire du temps passé.
En voici une qui date d'une trentaine d'années (bien tassées)

La taxe d’apprentissage : un point d’histoire locale à Marseille

 

==============

 

 

(un article à la « une » du quotidien « La Marseillaise » du 18 février 1970)

Un milliard (A.F.) détourné chaque année dans les Bouches-du-Rhône

 

UN BUDGET

« MINABLE »

 

 

 

 

 

 

 

 

UN IMPOT « PAS COMME

LES AUTRES »

 

 

 

 

 

 

 

       UNE

   INJUSTICE

    CRIANTE

 

 

 

 

 

 

 

UNE LUTTE

      UNIE NÉCESSAIRE

·        Le pouvoir gaulliste-centriste ne ménage pas les belles promesses : « On va construire les Collèges d’Enseignement technique qui manquent ! »

 

Mais en dehors des discours, rien ne vient… Il n’y a qu’à lire le budget 70 pour rétablir la vérité :

·        Création d’emplois : recul de 40,6 %

·        Crédits de paiement : diminution de 16,92 %

·        Subventions de l’Etat : baisse de 29,5 milliards d’A.F.

 

·        Or, à côté des crédits du budget, les écoles techniques disposent d’une ressource complémentaire : la taxe d’apprentissage (6/1000 des salaires), due par les patrons.

Mais cet impôt a le privilège unique de pouvoir être versé pour sa plus grande part en subvention à une école technique privée ou publique au choix du patron ou de ses représentants dans des commissions « spécialisées ». La taxe, qui produisait dans le département 425 millions en 63, puis 570 en 66, atteint en 1969 : 1 milliard 122 millions d’A.F.

 

·        Sa répartition a toujours été injuste : moins de 20 % va à l’ensemble des écoles techniques publiques.

 

Les patrons se reversent donc à eux-mêmes l’impôt en l’attribuant à leurs écoles, déjà par ailleurs subventionnées et qui, de plus, sont payantes pour les familles. Un exemple : les 34 Collèges d’Enseignement technique du département perçoivent 65 millions d’A.F. (pas 2 millions en moyenne), alors que les écoles techniques privées « de même niveau » perçoivent 343,5 millions tout en avouant elles-mêmes des effectifs qui n’atteignent pas la moitié.

 

·        Comment faire cesser ce scandale ?

 

Les ouvriers de Marseille et de sa région ne se laisseront pas voler ce milliard. Leurs enfants doivent trouver place dans l’école technique publique qui doit recevoir les crédits nécessaires pour fonctionner correctement.

La taxe d’apprentissage, c’est leur argent. Cet argent doit aller à l’école de leurs enfants.

 

Avec leurs Comités d’Entreprises, dans leurs Associations de Parents d’Elèves, avec les Syndicats de l’Enseignement technique, avec la Fédération des élèves des CET, ils mèneront l’action pour la vieille revendication :

« LES CRÉDITS PUBLICS À L’ÉCOLE PUBLIQUE »

signé : Jean Chollet


(la suite très prochainement)

 

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