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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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l'île des pingouins (n°3)

" le feuilleton " continue. aujourd'hui :  le n° 3

La première assemblée des États de Pingouinie

dénombra les pingouins et inscrivit le nom de chacun d’eux dans un livre.

 

Maintenant, dit le vieillard Maël, il convient de lever un impôt équitable afin de subvenir aux dépenses publiques et à l’entretien de l’abbaye. Chacun doit contribuer selon ses moyens… Celui qui a cent bœufs en donnera dix ; celui qui en a dix en donnera un.

Un des plus riches hommes parmi les pingouins, le laboureur Morio, d’Anis-sur-Clange, se leva et dit :

 

« Il faut donc considérer uniquement l’intérêt public et faire ce qu’il demande. Or, ce qu’il commande… c’est de ne pas beaucoup demander à ceux qui possèdent beaucoup ; car alors les riches seraient moins riches et les pauvres plus pauvres. Les pauvres vivent du bien des riches ; c’est pourquoi ce bien est sacré. N’y touchez pas.…Tandis que si vous demandez un peu à chaque habitant, sans égard à son bien, vous recueillerez assez pour les besoins publics, et vous n’aurez pas à vous enquérir de ce que possèdent les citoyens, qui regarderaient toute recherche de cette nature comme une odieuse vexation… Ce qui est certain, c’est que tout le monde boit et mange. Imposez les gens d’après ce qu’ils consomment…

 

-Qu’on grave ce discours sur des tables d’airain, s’écria le moine Bulloch. Il est dicté pour l’avenir ; dans quinze cents ans, les meilleurs des pingouins ne parleront pas autrement. »

 

Greatauk, duc de Skull, la main sur le pommeau de l’épée, fit cette brève déclaration :

« Étant noble, je ne contribuerai pas ; car contribuer est ignoble… »

 

Sur cet avis, les Anciens se séparèrent en silence.

 

Rien n’échappe à la perspicacité de l’historien France. Jugez-en par ce portrait de la reine mère Crucha, qu’il tient lui-même du vénérable moine Johannes Talpa :

 

« La reine Crucha, pour la beauté du visage et les avantages de la taille, ne le cède ni à Sémiramis de Babylone, ni à Penthésilée, reine des Amazones, ni à Salomé, fille d’Hérodiade. Mais elle présente dans sa personne certaines singularités qu’on peut trouver belles ou disgracieuses, selon les opinions contradictoires des hommes et les jugements du monde. Elle a deux petites cornes au front, qu’elle dissimule sous les bandeaux abondants de sa chevelure d’or ; elle a un œil bleu et un noir, le cou penché à gauche, comme Alexandre de Macédoine, six doigts à la main droite et une petite tête de singe au-dessous du nombril. »

 

Je ne vais pas lire cette après midi tout un livre d’histoire, vous privant du plaisir de le découvrir vous-mêmes. Faisons dans le temps un bond qui est devenu possible à l’époque d’internet.

 

Faisons la connaissance de Trinco.

Ce nom d’inspiration rabelaisienne vient de l’oracle de la Dive Bouteille – Trinch – Trinco, c’est Napoléon. Mais, pour France, c’est un despote et l’humour de Rabelais est absent ici.

 

 « La nation souveraine avait repris les terres de la noblesse et du clergé pour les vendre à vil prix aux bourgeois et aux paysans. Les bourgeois et les paysans jugèrent que la révolution était bonne pour y acquérir des terres et mauvaise pour les y conserver. »

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