Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
À quelle date le nom du Prix Nobel Alexis Carrel a-t-il fleuri sur les plaques d’une rue de la commune de Saint-Ouen en Loir-et-Cher ?
Qu’est-ce qui a motivé, dans sa décision, le Conseil municipal, dans une période où, précisément, le nom d’Alexis Carrel disparaît dans d’autres cités de France ?
Les lycéennes et lycéens qui se présentaient au « bac » à la fin de l’occupation nazie ne pouvaient ignorer le nom de Carrel, car l’étude de son livre « l’Homme, cet Inconnu » leur était imposée.
Pour ma part, j’échappai à cette contrainte. En effet, la présence du fils d’une institutrice française, emprisonnée puis déportée par les nazis, n’était pas souhaitée dans les classes d’un lycée où il avait cependant obtenu naguère deux prix d’excellence et un prix d’honneur.
Certes, je n’ignorais pas les écrits de l’ami et collaborateur du pro-nazi américain Charles Lindbergh, de l’homme qui adhéra au PPF de Doriot et que l’ambassadeur nazi Otto Abetz et Pierre Laval souhaitaient nommer ministre. Mais dans ma préparation de « candidat libre » au bac, je disposais aussi de brochures éditées par le syndicat des Instituteurs – devenu clandestin -, des écrits de Georges Cogniot sur l’école nazie… (Ce témoignage a été en partie publié dans le livre de Loisel et Pasquier « un Lycée dans la guerre »)
Un texte signé A. Carrel le 23/2/43 précise sa pensée dans le domaine social :
« Pour quelles raisons un peuple jadis réputé intelligent a-t-il décliné ?… Il ne sert à rien d’augmenter la natalité si l’accroissement de la population se fait grâce à la fécondité d’éléments tarés. Il semble bien, cependant, que les allocations familiales, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui, soient loin de favoriser la propagation des meilleures souches… Beaucoup d’immigrants ont été admis en France, les uns désirables, les autres pas. La présence de groupes étrangers, indésirables du point de vue biologique, est un danger certain pour la population française. La Fondation (pour l’étude des problèmes humains, dont Carrel était « régent » - NDLR) procède au dénombrement et à la localisation de certains d’entre eux – Nord-Africains, Arméniens, Polonais. Elle étudie en particulier la population arménienne d’Issy-les-Moulineaux, et cherche à savoir ce que valent les produits de croisement de ces étrangers avec les Français…Il est indispensable d’avoir une politique de l’immigration et de déterminer quels sont les immigrants dont la présence est désirable du point de vue de l’avenir biologique de la nation. »
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Les mesures hâtives, parfois inquiétantes, prises 63 ans plus tard, pour nettoyer les banlieues au karcher, organiser les « charters », limiter les mariages interethniques qui souillent la race blanche, voire procéder au fichage informatique des petits voyous de trois ans qui disent des gros mots à la maîtresse, tout cela ressemble à une remise en service rampante de la Fondation française pour l’étude des problèmes humains (voir supra) dont Carrel était « régent » et qui fut cependant dissoute à la libération.
(établi par l’AFMD Loir-et-Cher – Blois,avril 2006)