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Il est donc normal que l’auteur de ces lignes ait été l’ami et le collaborateur de Charles Lindbergh, dont les sympathies pronazies faisaient scandale. Par la suite, il adhéra naturellement au P.P.F. de Doriot.
A la Libération de Paris, Carrel fut destitué, et sa « Fondation » dissoute. Mais il mourut avant la tenue du procès. En 1991, Bruno Mégret le cita comme « le premier Français vraiment écologiste » lors d’un débat sur la politique d’immigration qui montra Carrel complice du racisme nazi. La Faculté de Médecine Alexis Carrel de l’Université Lyon I-Claude Bernard fut alors rebaptisée « Laennec », et de nombreuses municipalités débaptisèrent des rues portant son nom.
Mais à Compiègne, le camp de Royallieu d’où partirent des dizaines de milliers de déportés, est longée par une rue Alexis Carrel, insulte à leur mémoire. La municipalité de Compiègne, ville où doit s’élever le Musée de la Déportation, devrait débaptiser la rue dans les meilleurs délais.
Cependant, les noms de rues ne sont pas seulement des problèmes locaux ou régionaux. Si près d’un demi-siècle s’est écoulé entre la destitution de Carrel et la disparition de son nom du fronton d’une faculté de médecine, et si beaucoup de villes ont suivi cet exemple, beaucoup reste à faire.
Ainsi, Tours ayant effacé le nom de Carrel d’une rue de la ville, la commune de Joué-lès-Tours entreprit de suivre l’exemple de sa grande voisine :
Revenons à Saint Ouen en Loir-et-Cher : dans la commune, au lieu-dit Nioche, un monument commémore le sacrifice de cinq jeunes combattants de la résistance abattus par les nazis quelques jours avant la libération en 1944. Parmi eux, Evelyne Clopet, originaire de Pornic. Récemment, sa ville de Pornic, en Bretagne, a donné son nom à l’une de ses rues.
Ne serait-il pas juste qu’à Saint Ouen,
RUE DES CINQ FUSILLES DE NIOCHE ?