Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
(la fin de cet article sera demain sur le blog)
D'abord, une remarque : visitant - pour la seconde fois - le musée océanographique et l'Aquarium de Monaco, j'avais vu un monstre horrible, une sorte de poisson tout noir et tout en gueule (garnie de dents pointues). L'étiquette indiquait : "Mélanocetus niger", ce qui signifie baleine noire noire (grec mélan=noir, latin niger=noir). Cela montre combien même les personnes savantes au service de SAS Rainier sont mal protégées contre la redondance sémantique.
Mais c'est dans le domaine de l'informatique qu'on trouve les meilleures occasions de réfléchir sur le langage. En effet, il faut commander à ces machines, leur indiquer les opérations qu'elles auront à effectuer, et cela grâce à un langage qui possède sa sémantique et sa syntaxe; il s'agit du (ou des ) langage(s) de programmation. Longtemps auparavant, nous avions déjà été contraints, pour maîtriser certains concepts, de ne pas nous contenter des langages naturels (ou universels), qui sont impropres à l'examen de certains problèmes. Ainsi, l'italien Tartaglia, qui vécut les cinquante-sept premières années du XVI° siècle, fut le premier à étudier l'équation générale du troisième degré, désignée maintenant ainsi : ax 3 + bx 2 + cx + d = 0 Cette étude, qui occupe quatre pages dans un manuel actuel, se présentait sous la forme d'un long roman de plus de cent pages.
Or, même d'éminents spécialistes des langages de programmation, comme René Moreau, qui était chef du service "développement scientifique IBM", alors qu'il écrivit un article dans "Sciences & Avenir", peuvent tenir sur ces questions un discours ambigü.