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Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens

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"LE SEMAPHORDINATEUR (2)

" le sémaphordinateur" suite et fin.

Traitant précisément de l'ambiguïté, qui est source de poésie et se rencontre au niveau de la sémantique dans les langages naturels, mais qui n'est que syntactique et source d'ennuis dans les langages de programmation, René Moreau empruntait quelques citations au Recteur Antoine, lequel rappelait, dans une conférence, que Claudel écrivit (dans Positions et Proposi-tions) : "Le mot, portion mal apaisée de la phrase, tronçon du chemin vers le sens"... Le Recteur Antoine citait alors Péguy :

 

"Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles,

 

"Car elles sont le corps de la Cité de Dieu"

 

et il en donnait ce commentaire : "Charnelles apparaît ainsi comme en route sur le chemin de l'incarnation. C'est d'ailleurs toute la poésie de Péguy de mener une immense procession de mots qui se passent de l'un à l'autre la lumière et le sens."

 

Et le même R. Moreau, qui venait de nous transmettre ces textes, écrivait par ailleurs :

 

"L'utilisation de signaux physiques pour représenter de l'information pose deux problè-mes fondamentaux que l'on rencontre plus ou moins dans tout langage, un problème de sémantique et un problème de syntaxe... Pour transmettre de l'information... il faut préciser la correspondance qui indique à quels concepts se rapportent les signifiants. C'est un problème de sémantique. La syntaxe traite des combinaisons de signaux sans tenir compte de leur signification. Si nous écrivons : "La vitesse est plus lourde que ma maison", les règles de la syntaxe sont respectées, bien que la phrase n'ait aucun sens." René Moreau ne venait-il pas de passer à côté de la plus belle phrase dont puisse rêver un mathématicien, un poète ou un physicien ?

 

Si, en effet, ma maison est, en l'an 2.300, un vaisseau spatial qui m'emporte vers Aldébaran à une vitesse proche de celle de la lumière, cette vitesse confère à ma maison une masse supérieure à celle qu'elle avait avant le départ du cosmodrome, et cela en vertu de la relation

 

e = mc 2

 

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