Réflexions inspirées de l'actualité mes réactions au jour le jour sur la presse, sur les media en général, et surtout sur le contact avec mes concitoyennes et mes concitoyens
(Je m'aperçois que, pris par l'actualité, j'ai laissé tomber mon histoire de manuel de législation. Je comble ce vide!)
Autres noms du salaire : acompte, allocation, appointements, bakchich, bénéfice boni, bonification, cachet, commission, dotation, douille, émargement, émoluments, fret, gages, gain, gratification, guelte, honoraires, indemnité, jeton, loyer, mensualité, nolis, pactole, paie, paye, pécule, pot-de-vin, pourboire, prébende, prêt, prime, profit, provende, provision, récompense, remise, ressources, rétribution, revenu, solde, soulte, touche, traitement, tribut, vacation, viatique, etc.
Comme pour toute marchandise, ce prix se détermine sur un marché; dans ce cas, c'est le marché de l'emploi *, régi par les lois de l'économie (offre, demande, rareté, abondance, variations de la valeur d'usage, etc.)
Cependant cette marchandise présente des caractères particuliers. Sa mise en œuvre dans l'entreprise produit des effets mesurables, et on a tendance à penser que le salaire est le prix de ce travail. Or, ce n'est pas le travail que l'employeur achète, mais la force de travail. On ne doit pas confondre ces deux choses. Donc, ne pouvant pas être le prix du travail,
le salaire est le prix de la force de travail
Calcul du prix de la force de travail (sommaire : 1.2.2)
Nous constatons qu' il y a deux sortes de marchés :
- un premier marché pour les marchandises telles : matières premières, denrées, produits, objets fabriqués, énergie, services, qui contiennent du travail effectué ("cristallisé")
- un second marché pour cette marchandise unique (bien que très différenciée) : la force de travail, qui contient du "travail potentiel".
Ce second marché est le Marché de l'emploi *
(Note *) L'employeur n'achète pas le travail; au contraire, il le vend. C'est pourquoi nous proposons "marché de l'emploi", considérant comme impropre l'expression couramment usitée "marché du travail".
On peut aussi "piocher" des thèmes renvoyant à plusieurs points du sommaire; ex. :
Eléments principaux déterminant le prix de la force de travail
* le TEMPS (affecté de coefficients : travail de nuit, ou certaines professions) 1.4
* la QUALITE (régularité, rapidité, % d'échecs ou de rebuts); la qualité est en rapport avec la productivité;
* la QUALIFICATION est distincte de la qualité et tient compte surtout du niveau des connaissances intégrées aux habitudes acquises, donc, du temps nécessaire à ces acquisitions (1.5); les diplômes font partie de la qualification (2.6)
* la RESPONSABILITE, particulièrement le degré de dépendance du poste de travail par rapport aux autres, en amont et en aval, le nombre de ces autres postes, leur capacité productive.
* l'IMPLANTATION GEOGRAPHIQUE : zones (1.7), mais aussi cas particuliers des régions glaciaires, déserts, off shore, travail sous la mer, dans l'espace (1.6)
Peuvent être également pris en compte :
* des RISQUES : 3.4.3
* la CREATIVITE, voire l'INVENTION : 2.4.4
* la PRODUCTIVITE est une notion difficile à définir, elle regroupe des éléments du temps, de la qualité, de la qualification.
Mais la productivité caractérise plus un groupe, un collectif, qu'un individu. C'est un caractère social de la production, qui intéresse un ensemble de postes, voire une usine entière, et même la classe ouvrière de tout un pays ou d'un groupe de pays. Pour cette raison, on ne peut la faire entrer dans le calcul du prix de la force de travail.
En conséquence, les négociations salariales sont plus complexes que les négociations sur les autres marchés : elles intègrent les autres négociations (économiques, et aussi politiques)